Agressions routières contre des inspecteurs de la route, discutées lors de l'échange multilatéra

Des inspecteurs des Pays-Bas, de Belgique, de France, du Luxembourg, d'Espagne, de Pologne, de Slovénie, de République tchèque et de Bulgarie, et bien sûr leurs collègues roumains de l'Autorité roumaine du Transport routier (ARR), se sont réunis pour une semaine (17-22 avril 2011) en vue d'étudier les procédures d'inspection et la législation nationale du secteur du transport routier en Roumanie, en mettant l'accent sur les fraudes aux tachygraphes digitaux et les agressions contre les officiers contrôleurs.
Le premier jour de l'échange a permis à l'Autorité roumaine du Transport routier (ARR) de donner un aperçu de ses compétences (anciennes ou nouvellement acquises) ainsi que de sa structure, de présenter en détail l'Inspection routière et son organisation, et d'évoquer les procédures de contrôle routier. Les participants ont pu comprendre le fonctionnement de ARR et ses attributions aux niveaux national et européen.


Le second jour s'est ouvert sur la diffusion et l'utilisation du lexique ECR multilingue au sein de ARR. Ce qui a permis au Délégué général ECR, M. Schipper, présent à titre d'assesseur, de procéder à une présentation détaillée de Euro Contrôle Route. Comme la législation européenne prévoit dans ses dispositions l'implémentation d'un système d'évaluation des risques, ce fut pour ARR l'occasion de présenter comment nous implémentons un tel système au niveau national et comment nous contrôlons le respect des obligations de la législation sociale, tant sur la route qu'en entreprises. Le thème des fraudes aux tachygraphes digitaux a été discuté et analysé en profondeur. La somme d'expériences et le niveau d'expertise des participants a donné lieu à de nombreuses discussions et à des points intéressants.
Le second jour de cet échange a permis aux participants de voir le travail de terrain de leurs collègues roumains lors d'un contrôle routier organisé avec la gendarmerie roumaine en vue d'illustrer comment nous travaillons quand nous sommes confrontés à des cas d'agression routière. Les inspecteurs ont utilisé leurs logiciels de contrôle des tachygraphes et fait tourner les stations de pesage récemment acquises pour contrôler le poids des véhicules. Ils ont aussi vérifié la sécurisation des chargements.
La présentation de la base de données ARR a connu un franc succès : les participants se sont fait une idée très claire de la structure des informations et des données collectées. Ils ont pu voir aussi comment le staff ARR a accès tant aux données qu'à la législation. En Roumanie, le marché des centres de formation est libre. Les candidats n'ont toutefois accès à la profession que si leurs formateurs sont agréés par le Ministère des Transports. Ils doivent en outre disposer de leur propre établissement : une salle de cours de 20 places, équipée de 20 ordinateurs qui doivent être configurés en une architecture de réseau imposée par ARR.

Les certificats professionnels sont délivrés par ARR à l'issue d'examens gérés par ARR. La présentation consacrée à l'attestation professionnelle du transport routier a permis de bien comprendre l'ensemble de la procédure suivie en Roumanie.
Enfin, les trois groupes de travail ont présenté leurs thèmes spécifiques, en expliquant comment ils ont traité certains aspects, tels que les agressions routières, dans leur propre pays. Tous les participants se sont montrés d'accord : cet échange fut pour eux un excellent moyen de se familiariser avec les procédures de travail d'autres pays. Ils ont tout mis en œuvre pour dépasser la barrière des langues et mieux connaître leurs collègues d'autres pays.

        
 


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